lundi 8 août 2011

jeudi 22/09/2011, conférence débat: "L'abeille malade de notre environnement: comment agir, dans notre jardin et notre commune ?"


Pourquoi l'abeille est-elle indispensable dans la nature ? Comment l'aider (et nous aider) à s'en sortir ? Est-il encore temps ? La mort des abeilles est-elle vraiment le signe avant-coureur d'une catastrophe écologique ?
En compagnie d'apiculteurs (Yves Amand et Claude Englebert), évocation à travers des extraits de film, des photos, et divers témoignages de scientifiques, du problème de dépérissement des abeilles en Belgique et dans le monde.
Nous conclurons par une note d'espoir: il est encore possible de réagir, mais il y a urgence. Selon nous, l'essentiel peut et doit venir des citoyens et des communes rurales.
Ce jeudi 22 septembre à 20h00, à Genappe, Espace 2000, salle du conseil communal.

jeudi 24 mars 2011

RUCHER "PORTES OUVERTES" DIMANCHE 3 AVRIL

Dimanche 3 avril de 10h à 16h, venez découvrir l'apiculture !

Comment et pourquoi élever des abeilles, quel est leur rôle dans notre environnement, quelle est la vérité sur le dépérissement, etc.

Attention: pour approcher les ruches et les voir de plus près sans vous faire piquer, venez habillés avec veste à longues manches et pantalons. Des gants ne sont pas superflus. Je vous prêterai un chapeau d'apiculteur muni d'un filet.

Visites du ruchers à partir de 7 ans et en petits groupes.

Pour l'occasion, certaines ruches seront spécialement équipées de couvres-cadres en plexi transparent, de manière à observer l'activité de la colonie sans les déranger, et avec un risque minimum !

samedi 13 novembre 2010

Questions / réponses pour la WebTV du parlement européen


Interview ce vendredi 29 octobre 2010 à Bousval :
l'occasion de rappeler aux eurodéputés  quelques éléments essentiels à la problématique de la mortalité des abeilles.


Quel est le principal défi auquel sont confrontés les apiculteurs ?

Le défi est de maintenir nos ruches en bonne santé, malgré les agressions que les abeilles subissent dans l'environnement. A certains endroits les colonies périssent par centaines. Jusqu'à 40% en moyenne, selon les régions. Aujourd'hui, en prévision de pertes qui peuvent
survenir à n'importe quel moment, nous sommes obligés de multiplier les colonies, de les disséminer pour réduire les risques. Mais l'ennemi -l'industrie phytopharmaceutique- est plus fort, et nos moyens d'action sont faibles, car l'immense majorité des apiculteurs sont des amateurs (dans le sens où ils ne peuvent pas vivre de leur passion, même si l'apiculture requiert des compétences et est un vrai métier) et qu'ils n'ont aucun poids d'un point de vue économique. Le travail est énorme et l'on ne nous aide pas. Pourtant tous s'accordent pour dire que les abeilles sont indispensables dans l'environnement. C'est donc une hypocrisie. Beaucoup d'apiculteurs se découragent et abandonnent.

Quelle est la raison du déclin des populations d'abeilles ?
Les OGMs sont-elles en faute ?

Les causes sont multifactorielles, cela a été dit l'an dernier au congrès international de Montpellier par l'immense majorité des scientifiques indépendants qui étudient le problème. Les deux principaux facteurs sont le varroa, un acarien qui parasite de l'abeille et est responsable de son affaiblissement. Nous utilisons certains moyens relativement efficaces pour lutter contre lui. Mais contre les insecticides, que pouvons-nous faire ? Ils sont persistants, neurotoxiques, et systémiques. Ils sont sur les cultures mais aussi dispersés dans tout l'environnement. En les consommant, les abeilles s'empoissonnent peu à peu, perdent le sens de l'orientation, et quittent la ruche. Avec les OGM, en tous les cas, pollen et miel sont contaminés, c'est une certitude. Les plantes OGM génèrent des toxines, véhiculées par le pollen. Et la protection des cultures traditionnelles est une foutaise car les insectes disséminent le pollen d'une culture à l'autre, OGM ou pas, sur de très grandes distances. Un scientifique allemand, Kaatz, vient aussi de mettre en évidence un transfert entre nourriture contaminée OGM et des bacilles dans l'intestin des abeilles.

Pourquoi est-il important de protéger les abeilles ?
Parce que les abeilles sont des pollinisateurs: sans abeilles, pas de fruits, et des semences non fécondées ne germeront pas ! L'abeille est aussi un bio-indicateur, une sentinelle, qui nous permet de vérifier de manière instantanée l'état de santé de notre environnement. Si notre environnement est malade, l'espèce humaine elle-même est en danger, c'est évident. Si les abeilles disparaissent, je pense que nous n'en aurons plus pour très longtemps.

Quelle aide attendez-vous de l'UE ?
Qu'elle fasse preuve d'honnêteté intellectuelle et mette en place une commission d'experts indépendants, qu'elle affecte les moyens nécessaires pour mener des études de toxicité, plutôt que de s'appuyer sur des commissions sponsorisées par Bayer, Monsanto, Syngenta et Dupont de Nemours. L'UE a beau inventer l'année de la biodiversité, si elle n'agit pas en adéquation avec son discours, nous allons vers une catastrophe et ce ne sera pas faute d'avoir prévenu. L'UE sera responsable de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour contrôler l'usage des insecticides et enrayer ce désastre.

Le montage de l'interview et la durée réservée à cette séquence n'ont évidemment pas permis de répondre de manière aussi large aux questions posées; c'est la raison pour laquelle je les diffuse in extenso, à titre complémentaire. Merci à Jeanine Kievits pour son apport.

jeudi 29 avril 2010


LE 28 MAI A GENAPPE, ECOLO VOUS PARLE DE SORTIE DE CRISE, DE CROISSANCE ET D'ECONOMIES ALTERNATIVES

Les défis des crises économique, sociale et écologique: une conférence de Philippe DEFEYT le vendredi 28 mai à 20h00 au Tof Théâtre, 58 rue de Charleroi à Genappe

Réchauffement climatique, débâcle boursière, augmentation du nombre de personnes laissées en marge de la société ; difficile de ne pas penser notre époque comme un temps de crises. Ces étapes sont assurément des moments difficiles mais il s’agit également d’un temps de défis où se construit l’avenir qui n’est pas forcément noir.

Ecolo Genappe vous invite à une conférence-débat avec Philippe Defeyt pour aborder la question des défis que nous posent les crises économique, sociale et écologique actuelles.

L’originalité du parcours proposé par Philippe Defeyt nous semble double.

-    Premièrement, l’analyse se veut être effectuée avec du recul. Philippe Defeyt montrera que ces crises ne sont pas indépendantes l’une de l’autre. Par ailleurs, il montrera que ce ne sont pas des crises qui sont arrivées de nulle part mais qu'elles sont l’aboutissement d’une logique qui prend sa source au moins depuis le début des années 80. Tout cela permet de voir les mécanismes profonds qui sont à l’œuvre et non, comme trop souvent, de se limiter à une analyse trop superficielle et partielle de la situation.

-    Deuxièmement, bien que les constats posés par Philippe Defeyt sont sans concessions, l’analyse proposée donne des pistes d’actions. Le pire n’est pas exclu pour demain mais le meilleur est à notre portée. Philippe Defeyt  ne se limitera donc pas aux raisons de s’inquiéter mais s’intéressera également aux chemins possibles pour s’en sortir tout en détaillant les embûches qui pourraient émailler ces chemins.

Le parcours de Philippe Defeyt est original et contribue à la pertinence de son regard. Il connaît le monde académique par son passage à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales de l’UCL et son implication dans l’Institut du Développement Durable dont il est un des fondateurs. Il connaît bien le monde politique pour avoir été secrétaire fédéral d’Ecolo notamment sous la coalition arc-en-ciel. Finalement, il connaît bien la réalité du terrain ne fut-ce que  parce qu’il est président du CPAS de Namur depuis les dernières élections communales.


conférencier : Philippe DEFEYT : économiste, ancien secrétaire fédéral d'Ecolo, président du CPAS de Namur, membre fondateur de l'Institut du Développement Durable

modérateur: Tanguy Isaac, chercheur en économie UCL, membre d'Ecolo Genappe

renseignements et réservations : Raymond Walmacq 0495-797388 raymond.walmacq@gmail.com


ecolo.genappe@gmail.com

mercredi 10 février 2010

CES ABEILLES QUI DISPARAISSENT

Une conférence de Jeanine Kievits organisée dans le cadre de la semaine sans pesticides

Le samedi 27 mars à 19h00 précises à la Ferme des Tourelles, rue E. Hecq à 1474 Ways. La conférence est gratuite et sera suivie d'un buffet campagnard de produits locaux "zéro kilomètre" et "zéro pesticide", proposé au prix de 19€.
Inscriptions indispensables, de préférence par e-mail à ecolo.genappe@gmail.com ou par tél. chez Yves Amand 010-617845


Cela fait presque vingt ans maintenant que les apiculteurs se plaignent d’anomalies et de pertes importantes dans leurs ruchers. Le phénomène le plus surprenant est la disparition des abeilles. Il coexiste avec d’autres formes de mortalités, que les maladies – la varroase notamment -  expliquent
partiellement mais à ce jour pas complètement, ni de façon
satisfaisante dans un grand nombre de cas.


Pourquoi nos ruchers s’effondrent-ils? La question pourrait être neutre ; elle ne l’est pas. Parmi les apiculteurs, nombreux sont ceux pour qui les pesticides sont sans aucun doute les coupables. Les insecticides de nouvelle génération, utilisés en traitement de semences, sont particulièrement visés. Les Etats, quant à eux, financent des études scientifiques qui
mettent plutôt en relief l’impact des maladies. Entre les uns et les
autres, la confiance est souvent rompue…


Pourtant la question ne devrait pas se poser : les pesticides agricoles sont en effet soumis,
dès avant leur autorisation, à une évaluation de leurs effets sur l’homme et sur l’environnement, et des études relatives au risque pour les abeilles sont requises dans ce cadre. Ces études sont-elles suffisantes et adaptées ? Poser la question, c’est tirer sur un fil, et ce fil amène avec lui des questions qui dépassent de loin la problématique des abeilles. L’union européenne se donne-t-elle réellement les moyens d’administrer comme elle entend le faire, c’est à dire en assurant un haut niveau de protection de ses populations ?
Comment définit-elle l’expertise à laquelle elle réfère dans ses
décisions ?
L’abeille, espèce mythique dont la société reflète et questionne la nôtre, agit décidément comme un bien puissant révélateur…

Janine Kievits est aujourd’hui chargée de mission CARI, après avoir travaillé douze ans pour Inter-Environnement Wallonie. Apicultrice amateur depuis 20 ans, elle s’intéresse, dans le cadre de la problématique des mortalités d’abeilles, à l’évaluation des risques des pesticides pour les abeilles, au niveau européen principalement. Elle participe aux travaux de la Coordination apicole européenne qui réunit des Unions apicoles de plusieurs pays d’Europe avec pour but d’obtenir une meilleure protection des abeilles vis-à-vis des produits
phytosanitaires.

mardi 29 décembre 2009

Débat "port du voile": pour ceux qui n'y voyaient plus très clair (comme moi), une très belle mise au point de Bernard Wesphael dans Le Soir de ce 29 décembre

Laïcité et port du voile : d’abord, le droit du plus faible

Bernard Wesphael Député, chef du groupe Ecolo au Parlement wallon

mardi 29 décembre 2009, 09:04

Les intervenants sur la question du voile, il en est qui apportent plus que d’autres au débat. Vincent de Coorebyter est de ceux-là (cf. sa chronique titrée Les soi-disant modèles, publiée dans Le Soir du 29 septembre).

On dit souvent que la laïcité belge (neutralité de l’État) n’est pas la française. Le directeur du Crisp (Centre de recherche et d’information sociopolitiques) a rappelé qu’il n’y a pas d’opposition entre les deux : la laïcité française est « le strict équivalent de la neutralité en Belgique » dans sa triple définition (« liberté des cultes, mêmes droits pour les différents cultes et pour toutes les conceptions philosophiques, obligation de neutralité à l’égard des citoyens ») ; par contre, « les citoyens, eux, n’ont aucune obligation de neutralité, pas plus en France qu’en Belgique ».

Le port du voile pose une question plus ardue que celle des mutilations sexuelles féminines. Je veux en effet croire qu’il ne se trouve personne pour soutenir que celles-ci soient acceptables comme affirmation de foi ou d’identité. S’il est imposé, le voile peut être aussi une mutilation, psychologique ou symbolique ! En ce cas, il est condamnable : du foulard (voile couvrant nuque et cheveux, visage découvert) au niqab (voile intégral ne laissant paraître que le regard) et à la burqa (voile intégral avec grille dissimulant le regard), en passant par le hijab (voile intégral cachant le front, les oreilles et le cou, seule la face du visage est visible), il y a glissement de la signification religieuse ou identitaire vers le sexisme et la discrimination.

La Constitution garantit aux femmes et aux hommes l’égal exercice des droits et libertés (art. 11 et 11 bis), l’égalité des sexes (10), la liberté religieuse en matière d’enseignement (24) et le droit à un « enseignement dans le respect des libertés et des droits fondamentaux » (24). Des droits peuvent donc se heurter. Le législateur (et nul autre !) doit alors faire les arbitrages.

Avec Vincent de Coorebyter, je dirais encore qu’il faut aborder le port des signes religieux sous l’angle de la dialectique des droits fondamentaux et « cerner les enjeux non religieux, les principes les plus importants, qui relèvent des droits de l’homme et de la protection que l’État doit accorder à tous les individus ».

Les signes religieux doivent être acceptés s’ils expriment la foi et respectent celles/ceux qui le portent, comme ceux/celles qui le voient. Ce n’est pas le cas de la burqa et du niqab (sans parler du problème de sécurité publique).

S’il est affirmation identitaire, fruit d’une contrainte ou expression d’une soumission, le signe religieux doit être banni de l’espace public. Nulle part et en aucun cas, il ne peut autoriser un passe-droit ou un traitement différencié. Je pense ici aux revendications que certains portent derrière celle du port du voile (classes séparées, dispenses de cours : gymnastique, natation, biologie…).

La grande difficulté réside dans l’impossibilité d’évaluer le degré de contrainte ou de liberté réelle dans le port d’un signe religieux, voire convictionnel. Il peut exprimer soit la liberté individuelle soit une contrainte. Une bonne loi protège le faible contre le fort. A mon sens, le débat doit se poser dans ces termes : vaut-il mieux dix personnes frustrées de ne pouvoir arborer les signes de leur conviction, afin qu’une seule ne soit pas contrainte de les porter, ou dix personnes astreintes à l’enfermement dans des signes dont elles ne veulent pas pour qu’une soit libre de les afficher ?

Quand l’État départage des droits qui s’affrontent (ici la liberté de porter un signe versus celle de ne pas le porter), il doit protéger la partie faible, à savoir celle sujette à une contrainte. Ici et maintenant, il s’agit de protéger les personnes qui ne désirent pas porter de signe car, aujourd’hui, dans des segments (à mon sens, ultraminoritaires, mais particulièrement actifs) de la population de confession musulmane, la sphère privée (où l’État n’a en principe pas à s’immiscer, sauf violence ou discrimination) génère une pression favorable à ce port. Il résulte que la loi doit réglementer celui-ci dans l’espace public (là où l’État est « naturellement » compétent) pour préserver le droit des victimes potentielles à leur liberté individuelle.

La laïcité de l’État garantit le respect des philosophies et des religions. Etre laïque, c’est un état d’esprit qui fait confiance à l’homme et à l’humanité, affirme leur autonomie et refuse que les religions envahissent l’espace public et social, s’appuie sur les droits et libertés pour lutter en faveur d’un monde plus juste et une meilleure répartition des richesses.

Cela étant, il ne faut pas confondre le renforcement de la laïcité de l’État et la laïcité organisée, que je respecte évidemment en tant que telle. On peut donc être catholique, protestant, musulman, juif, bouddhiste, hindou, agnostique ou athée, et être en même temps un laïque, c’est-à-dire adhérer pleinement à l’impartialité de l’État et à l’État de droit.

Loin du « désenchantement du monde » énoncé par Marcel Gauchet il y a un quart de siècle, nos sociétés connaissent un retour du religieux et de l’identitaire. Ce retour est en partie la conséquence de l’insécurisation sociale croissante. Celle-ci brise les solidarités et met les individus en concurrence.

Face à la solitude et à un avenir incertain, beaucoup se raccrochent au réconfort que leur offrent des bateleurs de paradis à venir, dans ou hors les religions établies.

D’autres, parfois les mêmes, se réfugient dans l’appartenance à un groupe, dont ils espèrent en retour la solidarité, dont le recul de l’État providence les prive désormais à l’échelon citoyen.

La polémique sur le port du voile sert ainsi à détourner l’attention des effets de l’exclusion. La laïcité de l’espace public induit donc le combat pour une société plus juste. Il y a urgence.

Sans même parler de la votation suisse sur l’interdiction des minarets (qui montre à quels excès ils peuvent conduire), ton déplacé et stigmatisation compliquent le débat. Mon point de vue peut évoluer lors des assises de l’interculturalité, mais il me paraît que la question du port du voile (même légitimement étendue aux signes convictionnels) dépasse très largement son objet exprimé.

Il faut envisager sereinement le problème dans sa globalité et oser s’interroger sur ses causes profondes au lieu de se limiter aux symptômes.

samedi 19 septembre 2009

Le dépérissement des abeilles, conclusions du congrès Apimondia à Montpellier

Dans le journal Le Soir de ce samedi 19 septembre, sous la plume de Robin Bruneel, on peut lire un extrait d’interview de Bach Kim Nguyen, bien connu des apiculteurs belges puisqu’il tente depuis des lustres de nous faire croire que la cause essentielle du dépérissement c’est le varroa.
« Nous avons étudié séparément les différents facteurs pouvant expliquer cette mortalité. Il en est ressorti que le Varroa était effectivement la cause principale. Sur plus de 1.500 colonies visitées, toutes en contenaient. Le problème est que nos connaissances sur cet acarien restent parcellaires, notamment en ce qui concerne sa dynamique de développement. »
Curieuse démarche scientifique, que de se limiter à un seul facteur, alors que les conclusions du congrès Apimondia publiées dans Le Monde dans un article beaucoup plus fouillé confirment que les facteurs sont multiples. Pourquoi la fac de Gembloux à travers Bach Kim Nguyen évite t’elle d’évoquer les pesticides ? Comment accorder du crédit à ses théories parcellaires ? Pour qui roule t’il ?
Beaucoup plus étayé donc, un article paru dans Le Monde du 18/09 dont voici un extrait: ..."Après plusieurs années marquées par la recherche infructueuse d'un "tueur" patenté de l'abeille - virus, parasite ou pesticides -, la théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée. C'est désormais l'axe de recherche privilégié. "Nous n'avons toujours pas d'explication claire du phénomène, mais nous sommes sûrs qu'il n'a pas une cause unique", affirme le biologiste Peter Neumann, responsable d'un programme international de prévention des pertes de colonies baptisé Coloss.”...

Sauver l'abeille, Le Soir 19/09 
L'étau se resserre autour des tueurs de l'abeille, Le Monde du 18/09

mercredi 2 septembre 2009

BOLERO: enfin un projet de lotissement passif à Bousval (Genappe)

Un lotissement de 14 appartements "basse énergie" et de 9 maisons unifamiliales passives est proposé à l'initiative du bureau d'architecture et d'urbanisme ABR. Dans la droite ligne des nouvelles politiques en matière de logement et d'urbanisation, ce projet répond parfaitement, à mon sens, aux besoins actuels: faible consommation énergétique pour éviter les émissions de CO2 et le coût d'utilisation; proximité du centre, favorisant ainsi le lien social et les commerces de proximité, regroupement de l'habitat sans tomber dans le travers des "clapiers à lapins". Ce ne sont que quelques points forts; il y en a bien d'autres. Et derrière cela, une philosophie très différente d'un classique projet immobilier, l'idée n'étant pas de maximiser délibérément les profits mais bien au contraire de permettre à des particuliers d'accéder à un logement de qualité au prix coûtant. Mixer une initiative entrepreuneriale avec des critères éthiques et écologistes, cela mérite d'être applaudi et suivi, voire préconisé. Gageons que ce projet innovant sera soutenu et pourra voir le jour, car il préfigure ce que doit devenir une politique de logement responsable dans notre commune. A cet égard, il se rapproche de la nouvelle politique de logement énoncée dans la déclaration de politique régionale en juillet dernier, anticipant ce qui deviendra très bientôt une norme.

vendredi 24 juillet 2009

RENDEZ-VOUS LES 26-27-28 AOUT AUX RENCONTRES ECOLOGIQUES D'ETE



Un peu de brainwashing fin août en bonne compagnie à Borzée. Nous y allons en famille, Anne fera les "tapas" et Yves suit la formation "Construire d'autres systèmes économiques et monétaires".

quelques-unes de mes RECETTES PREFEREES (work in progress...)

Courgettes farcies au fromage blanc (ricotta ou autre fromage local équivalent)

Passer les courgettes dans l’eau bouillante pendant 5 minutes
Les retirer et les laisser refroidir
Ensuite les couper en 2, évider la pulpe (je fais ça avec une petite cuiller).
Dans un saladier, bien mélanger la pulpe avec du fromage blanc (de la ricotta ou un autre fromage blanc comme du chèvre frais), de la mie de pain séchée, de l’origan haché, de l’ail de l’huile d’olive, du sel, du poivre, un jaune d’oeuf, du parmesan râpé (un autre fromage dur à râper conviendra aussi). Mouiller avec un peu de lait. Goûter et rectifier l’assaisonnement. Attention, la pulpe étant très aqueuse, il ne faut généralement pas l’utiliser intégralement sinon la farce est trop liquide !
Remplir les courgettes avec la farce au fromage.
Huiler un plat, y disposer les courgettes, les saupoudrer de parmesan et passer au four à 180°.
Laisser gratiner puis servir chaud avec un persil haché en garniture.
Eventuellement, passer un filet d’huile d’olive sur les courgettes.

Minestrone
L’avantage du minestrone, c’est qu’on le fait avec les légumes du marché. Il y a donc le minestrone d’été, et le minestrone d’hiver !

ingrédients
- 1/4 de potiron (env. 300 gr) ou des carottes en été
- 1 petit chou fleur
- 300gr d'haricots verts
- 300 gr de gros haricots blancs
- 4 grosses pommes de terre
- 2 beaux oignons
- 1 boîte de 400 gr de tomates en cubes
- 3 branches de céleri blanc
- romarin, thym, laurier, sel, poivre, 4 gousses d'ail
- huile d'olive
- parmesan râpé
- éventuellement, quelques tranches de lard ou des lardons.
préparation
Faire blondir doucement dans de l'huile d'olive les oignons émincés, en même temps que les pommes de terre épluchées et coupées en dés.
Laver et couper les haricots verts et morceaux de 2 à 3 cm.
Couper le potiron en dés. Laver et couper les branches de céleri en dés. Laver et émincer le chou fleur.
Quand les pommes de terre commencent à attacher au fond de la casserole et que les oignons sont devenus translucides, ajouter les autres ingrédients. Ajouter 2,5 litres d'eau, les herbes aromatiques, le sel, le poivre.
J'ajoute parfois deux cubes de bouillons de poule. Laisser mijoter une à deux heures à feu doux.
Servir avec du fromage râpé, corriger l'assaisonnement.
On peut aussi déposer dans l'assiette, avant de servir, une grosse tranche de pain grillé et frotté à l'ail.

La pâte à pizza
Cette recette me vient de mon amie Italo-Suisse Aline d'Auria !

- 500gr de farine traditionnelle (pain)
- 1 pochette de levure en poudre
- 2 c à café de sel
- 1 c à café de sucre
- 1 dl de lait
- 2 dl d'eau
- 1 c d'huile d'olive
Bien mélanger farine, sel, sucre, levure. Incorporer eau et lait, mélanger et faire une belle boule élastique faire lever pendant 2H. Aplatir (2 platines à patisserie de 30 cm) et laisser lever 1H (ou pas si vous préférez une pizza plus fine)
- Garniture de base : tomates concassées, origan, huile d'olive, sel, poivre

La caponata

Ingrédients
2 belles aubergines
1 pied de céleri blanc
2 cuillères à soupe de câpres
+- 20gr de petites olives vertes dénoyautées
3 oignons blancs ou rouges
2 cuillères à soupe de pignons
2 boîtes de tomates pelées en cubes (sans épices ni herbes ajoutées)
huile d'olive, sel, poivre, sucre de canne semoule, vinaigre balsamique
recette
- couper les aubergines en dés de +- 1cm de côté; les saller abondamment et les laisser dégorger +- 1/2 h dans une passoire; ensuite les rincer et les sécher
- couper 3 belles branches de céleri blanc et les faire blanchir 5 min. dans de l'eau frémissante
- couper les oignons en dés
- faire revenir les oignons dans une grande casserole jusqu'à ce qu'ils soient translucides puis stopper la cuisson
- quand le céleri est cuit, le laisser refroidir puis le couper en petits morceaux et l'ajouter aux oignons.
- dans une grande poêle, faire revenir doucement les dés d'aubergine dans de l'huile d'olive. ils doivent être légèrement fondants mais pas trop (...)
- ajouter les aubergines dans la casserole, reprendre la cuisson à feu très doux.
- ajouter les tomates, les pignons, les olives, les câpres
- saler, poivrer progressivement; ensuite, ajouter 3 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, puis 3 cuil. à soupe de sucre semoule. Goûter jusqu'à ce que le mélange sucré/salé soit bon.
- laisser mijoter +- 20 min, puis laisser reposer 1/2 journée. On peut ensuite la mettre au frigo. La caponata se conserve bien 3 à 4 jours. Elle se consomme froide ou tempérée.